Bonne nouvelle : La chasse au dictateur malgache Ravalomanana est lancée!
politique septembre 7th, 2008Enfin ! les malgaches ont finalement décidé de sortir de la longue léthargie de l’infantilisation dans laquelle le « croire simplement » (minoa fotsiny ihany) les a réduit depuis 6ans.
Partout dans le pays, une pensée unique est entrain d’émerger et prend racine : la chasse au dictateur malgache Ravalomanana Marc du pouvoir.
Cette idée est devenue, actuellement, une obsession pour chaque malgache soucieux du développement de Madagascar. Elle est admise dans toutes les régions et dans chaque foyer malgache.
Jamais dans l’histoire de Madagascar une telle unanimité n’a été autant flagrante. Il ne s’agit plus des missions des politiciens, ni des analyses produites à profusion dans des salons de la communauté internationale. Cette « obsession » est devenue un « devoir » pour chaque malgache, encore, vivant.
Pourquoi donc sommes nous arrivés là ? L’opposition que l’on qualifia de tous les noms est-elle comme par magie, devenue crédible et fréquentable ? La population tananarivienne qui, paraît-il, terrifiée à l’idée de voir la vengeance s’abattre sur elle dès lors que cette opposition gagne le pari de l’alternance, s’est elle enfin rendue compte de l’absurdité de son raisonnement et de la pauvreté de son hypothèse pour qe, maintenant, elle accepte de s’impliquer dans la bataille pour délivrer le pays, Madagascar, du joug de la dictature malgache de Ravalomanana ?
Ou les bailleurs de fonds, se sont ils finalement rendus compte que le dictateur malgache s’est révélé être un « fou » donc inapte à diriger le pays, donc « inapte » à gérer des fonds de développement qu’ils allouent au profit du peuple malgache ?
C’est un peu tout cela à la fois.
D’abord, le peuple malgache même en a ras le bol de la gouvernance calamiteuse de Ravalomanana, notamment de sa dictature et de ses mensonges.
Ensuite, l’engagement sincère de l’opposition (menée par un démocrate notoire, bien que assez âgé, l’ancien président de la République Albert Zafy), la logique voire la justesse de son combat, ont fini par payer. L’opposition a retrouvé l’unité. Même si la dictature a pu, certes, créée quelque division au sein de la classe dite de l’opposition à Madagascar, force est d’admettre que cette « division » est de moindre nature et ne pèse plus lourd face au défi de l’Union relevé par l’opposition. Surtout que les partis à qui le dictateur malgache Ravalomanana a confié la mission de diviser l’opposition (tels que l’AVI de Ratsirahonana, le MFM de Manandafy, entre autres…) n’ont aucun poids politique sérieux. D’ailleurs, Ils n’existent qu’à travers la vanité du nom de leurs partis car ils ne possèdent ni d’adhérents vraiment actifs ni de force politique sérieuse.
Au contraire, tous les « partis » considérés (par abus de langage) comme « grands » se sont fédérés autour du CRN dirigé par ZAFY, même si d’autres se refusent, par choix tactique, de s’y associer.
De plus, la population d’Antananarivo, qui jusqu’alors a toujours refusé de se mouiller dans le combat (elle a naïvement cru que le repli identitaire que le dictateur Ravalomanana lui a enseigné – c’est à dire la solidarité imaginaire des Merina– allait la mettre à l’abri du ravage de la dictature. Erreur d’appréciation grave) s’est rendue compte que ce n’est plus de sa « fierté » dont il est question mais carrément de sa survie. De son avenir qui est fort compromis actuellement.
Le dictateur malgache n’a jamais pardonné à la population d’Antananarivo le fait de l’avoir humilié le jour de son anniversaire, le 12 décembre 2007, lorsque, ce jour là, elle a voté contre le poulain attitré du dictateur. Depuis cette date, la mission de destruction d’Antananarivo a été décrétée par le dictateur et dont le poste de pilotage se trouve dans l’enceinte même de la présidence de la République.
Si depuis cette date, la population d’Antananarivo, après avoir bien sur vanté avoir ainsi pu terrasser le tyran, n’a pas réellement cru que celui-ci pourrait se venger contre elle en dépit du pacte scellé autour de la “merinitude“ ; en ce moment, en revanche, elle en a la nette certitude. Il ne se passe pas un jour sans que le gouvernement ouvre un champ de bataille contre la commune urbaine d’Antananarivo (CUA).
Il fut un temps où la CUA pensait pouvoir jouer la « diplomatie » (pour ne pas dire l’hypocrisie) pour non seulement traiter avec le gouvernement, mais surtout satisfaire l’opinion en n’adhérant pas à la cause de l’opposition. Ce qui fut un échec total puisque la dictature n’en n’a cure de la « diplomatie », la seule chose qu’elle connaît c’est de « réprimer », « détruire », « nuire », « opprimer ». Le maire de la Capitale a maintes fois accepté de jouer la comédie en acceptant l’invitation à Iavoloha, à Mahamasina etc…croyant qu’avec une telle posture il arrivera à atténuer la « rage » du dictateur. Erreur !
Actuellement le maire est confronté à un choix très difficile: accepter la décapitation conformément au programme du dictateur (donc démissionner) ou, se réorganiser pour le combat (impliquer directement ou non l’opposition à entrer en jeu car seul, il ne fera pas le poids face à la dictature).
Les évènements des derniers jours semblent confirmer qu’il a opté pour le second choix. Le choix le plus sage et le plus intelligent, d’ailleurs.
De toute manière, à supposer que, pour n’importe quelle raison, le Maire sera tenté d’abdiquer face au rouleau compresseur du dictateur malgache Ravalomanana. Rien, et oui, absolument rien, ne nous permet de dire que la population tananarivienne, celle qui est venue voter en masse pour le Maire, se laisserait facilement faire, ou qu’elle accepterait sans broncher le choix fu Maire.
En tout cas, cette oppression dont le Maire Andry Rajoelina est victime en ce moment, constitue une preuve flagrante pour comprendre que finalement le dictateur malgache, Ravalomanana, est plus nuisible encore, pour elle, qu’une situation d’alternance gagnée par l’actuelle classe dite de l’opposition. Autrement dit, l’acharnement de la dictature contre la CUA a poussé la population d’Antananarivo dans les bras de l’opposition.
Bien sur, on ne peut pas s’attendre à ce que cette population va rejoindre le mouvement de l’opposition, pas encore (cela va venir mais pas pour tout de suite), mais en tout cas, la dictature voit s’ouvrir un peu partout, surtout autour d’elle, des « fronts » de combats qui, à terme, finiront par l’encercler.
Et admettons l’hypothèse, certes invraisemblable mais possible, selon laquelle le dictateur Ravalomanana lâche du lest et réduit sa méthode oppressive contre la CUA juste pour empêcher que celle-ci ne renforce le mouvement de l’opposition, ce sera de toute façon trop tard pour Ravalomanana. Car des limites ont été, de toute façon franchies allègrement par la dictature, un point de non retour qui fait croire aussi bien à la population d’Antananarivo qu’à la CUA que chaque « recul » ou « retrait » de Ravalomanana n’est qu’une « stratégie » de plus (pour lui) pour lui permettre de gagner du temps et jamais une « action sérieuse et sincère » faite pour l’intérêt d’Antananarivo. Autrement dit, tant que la dictature de Ravalomanana se maintienne au pouvoir, la population d’Antananarivo sera toujours livrée à une oppression constante et permanente de la part de cette dictature.
Du coup la donne a changé. La chasse au dictateur de Ravalomanana est lancée pour sauver la Nation. Même s’il est encore trop tôt pour connaître avec exactitude la date de la chute du dictateur, en tout cas le processus est en marche et il sera irréversible.
Une très bonne nouvelle donc pour Madagascar et pour son peuple!









