Tsalo ravalomanana andry rajoelina

J’ai fait exprès de ne pas avoir alimenté mon blog justement pour voir et bien mesurer si tout ce que j’ai dit ici depuis le mois d’août 2008 jusqu’en octobre 2009 serait faux ou pas. De quoi s’agit-il ? Simple, que la crise politique à Madagascar n’est rien d’autre qu’une guéguerre des « racistes », qui n’osent pas s’assumer, des malfaisants adeptes de la « pensée Tsalo », qui veulent et cherchent à s’éterniser au pouvoir par tous les moyens quel que soit le prix en vie humaine à payer.

Certains commentateurs m’accusaient d’être moi-même « raciste » (sic) en prétextant que ce genre de réflexion n’émane que des racistes et que surtout il n’y a plus de clivage côtier-mérina à Madagascar sauf, selon eux, dans le subconscient des « français » (leur bouc émissaire préféré) qui ne cherchent point l’intérêt du peuple malgache mais les leurs par la division des malgaches. Je voudrais vraiment les croire, moi qui ai voté, en toute naïveté, pour Ravalomanana en 2002, sauf que leurs arguments sont tout simplement contredits par leurs propres pratiques politiques. La pauvreté de Madagascar en témoigne. Le clivage côtier/Merina n’existe peut-être pas mais pas Côtiers/Merina adepte de la pensée Tsalo.

Malgré les explications que j’ai apporté pour balayer d’un revers de la main toutes ces tentatives consistant à cacher la vérité « racialiste et raciste » des politiciens influents à Madagascar – des gens clairement identifiés puisqu’ils sont issus, tous, de la Capitale, c’est un de voir de le dire - , par une forme de « moralisme fourbe », j’ai préféré laissé passé deux (2) longues années pour soumettre à examen leur bonne foi et la pertinence, si tant est que celles-ci sont les mots appropriés, pour mieux connaître, comme Saint-Thomas, lequel de nous a tort ou a raison.

Et voilà, le verdict tombe : J’ai raison ! Bigrement raison, n’en déplaise à mes détracteurs,  car le commun des mortels constatent avec effarement et dégoût, que les deux zozos adeptes de la « pensée Tsalo », Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina, foutent toujours la merde à Madagascar malgré les morts d’hommes, la destruction de l’économie et la désagrégation du tissu social.

Que font alors les deux « zozos » devant le chaos dans lequel nagent les cadavres d’une population malgache, encore une fois, désabusée ? Eh bien, ils s’en régalent, ils s’en moquent. Seul compte pour eux : la confiscation coûte que coûte du pouvoir (pour l’ancien disc-jockey à ego hypertrophié mais à culture politique nulle) ; et (pour le dictateur déchu, le voleur et l’escroc malgache du siècle et à l’arrogance d’un Belzébuth, Marc Ravalomanana), c’est de retrouver son « garde-manger » (comprendre par là : l’Etat malgache), grâce à laquelle il a su et pu s’engraisser durant 7 années durant (de 2002 à 2009) à travers la politique d’asservissement extrême du peuple à une idéologie raciste et rétrograde dont lui et ses acolytes sont les seuls à connaître le secret.

Andry rajoelina

D’un côté, le disc-jockey à culture politique nulle, Andry Rajoelina, continue de faire tout et n’importe quoi, en jouant sur la vie de 20 millions d’habitants, croyant qu’il est sur le plateau d’Hollywood : du trafic de bois de roses, avec la destruction massive de l’environnement, en passant par des détournements massifs de fonds publics (puisque la gestion du budget de l’Etat ne suit aucune règle légale et ne respecte aucune loi) – et pour cela, sans amnistie, son avenir politique est d’ores et déjà compromis dès qu’il perdra le pouvoir, ce qui sera le cas d’une manière ou d’une autre - , sans oublier sa responsabilité dans plusieurs tueries ayant endeuillé la population malgache depuis maintenant deux ans…Conseillé par un politicien d’une pourriture notoire, un pseudo-juriste magouilleurs, le disk-jockey-président joue avec la vie des malgaches comme un enfant de 5 ans joue au pokémon.

dictateur malgache

De l’autre côté, le président déchu, voleur invétéré, Marc Ravalomanana, profitant de la règle du jeu gravée depuis des lustres dans leurs propres subconscients (une règle tacite selon laquelle le pouvoir doit rester coûte que coûte aux mains d’un défenseur absolu de “la pensée Tsalo” : Hazonay Tsy avelanay, nous l’avons – le pouvoir -, nous ne le lâcherons jamais), entame également sa partition avec délectation. Il corrompt (c’est sa spécialité) les militaires en rupture de banc avec le pouvoir du disc jockey pour l’aider à se réinstaller au pouvoir, sans aucun regards sur les crimes et morts d’hommes que cela engendre. Lors de la mutinerie d’une poignée de gendarme au camp fort duschênes au cours de laquelle plus de 5 personnes ont trouvé la mort – un pasteur a été même froidement abattu par son propre camp pour mieux dramatiser la situation, et pour concrétiser la cause -, Marc Ravalomanana a cherché à tirer son épingle du jeu, sauf que cela a fait un flop.

Pareil, lors de la mutinerie des militaires, au camp de BANI, conduite par une poignée d’officiers ayant pourtant soutenu le disc-jockey, Andry Rajoelina, dans son coup d’Etat de 17 mars 2009, mais qui se sont senti trahis, lorsqu’ils trouvaient le petit disc-jockey dévier de l’objectif initial (la prétendue « restauration » de la démocratie), Marc Ravalomanana a encore une fois tout gâché : Prévu pour écarter le disc-jockey du pouvoir afin de préparer une transition consensuelle, les complices de fortunes de Ravalomanana, auteurs du « coup d’Etat publicitaire » de BANI, ont rapidement senti que celui-ci allait les doubler (des militaires qu’il a pu acheter avaient, finalement, pour mission de le remettre au pouvoir une fois le disc-jockey déboulonné de la piste de danse), et ont décidé de tout faire capoter aux dernière minutes. La raison pour laquelle la mutinerie de la BANI n’a drainé personne et que les officiers putchistes ont été cueillis par les éléments de force de l’ordre comme on cueille des fruits pourris tombant d’eux-mêmes.

Actuellement donc, la situation politique à Madagascar est de plus chaotique. La lutte du pouvoir de ces deux zozos qui font la honte de tout un peuple continue de plus belle. Le premier ministre côtier Monja Roindefo a été botté depuis fort longtemps lorsque le disc-jockey disait que c’est ce “negroïde” qui était la source de tout le problème du pays.
Deux ans plus tard, cette insinuation à relent fort raciste a été démentie par l’histoire.

zafy

Marc Ravalomanana, ainsi que ses sbires, tous des Tsalo, ont miraculeusement trouvé un « faire-valoir » côtier de taille en la personne de l’ancien président Albert ZAFY pour mener leur combat politique volontairement suicidaire et qu’aucun Tsalo n’oserait plus diriger ni assumer. Zafy Albert, n’ayant pas supporté l’humiliation que le disc-jockey lui a fait subir, à 80ans passé, ne jure plus que par la perte de ce petit « vaurien » (comme il le qualifie lui-même) et malpoli, et ce, par tous les moyens. Il a même accepté de s’allier bec et ongle avec le dictateur Marc Ravalomanana, en qui il vouait, pourtant, une haine tenace dans les années récentes (et qu’il qualifia même de “roublard”), jusqu’à aller conduire la mouvance des ex-présidents pour déboulonner le disc-jockey impoli.

Cette « haine » irrationnelle de Zafy à l’encontre du président de la HAT (aussi inadmissible soit l’attitude de celui-ci) sert fort bien l’intérêt de l’autre Tsalo, Marc Ravalomanana. Lui, qui n’a jamais été soutenu par un côtier ayant plus ou moins de notoriété, n’a pas hésité un seul instant de manipuler le vieux Zafy Albert, avec une couche de corruption en prime, question pour encourager et motiver les équipes de ce dernier comme les Tabera qui n’attendaient plus que çà pour se nourrir « gratos » notamment en cette période de soudure.

Or, au fond, il n’y a qu’une chose qui prime pour Marc Ravalomanana : Faire traîner la Transition sauce TGV pour alimenter le chaos, en espérant qu’une fois le peuple laminé par la pauvreté, il viendra, de nouveau en messie, avec une somme d’argent conséquent pour ressusciter les morts de l’époque du disc-jockey. Sauf que celui-ci, voulant, lui aussi, rester au pouvoir, n’entend pas se laisser faire et continue de tromper tout son monde. Il s’amuse même à tirer les poils du nez de la communauté internationale jusqu’à s’inventer des « auto-attentats » qui ne tuent jamais personne, l’histoire d’amuser la galerie et surtout de pouvoir rester éternellement au pouvoir.
Le développement, l’amour (ah oui, tiens, voilà la nouveauté), le Fihavanana et  tutti quanti, tous ces mots que le disc-jockey chante tout le long de la journée et dans tous les médias ne servent en fin de compte que d’abrutir encore et toujours tous ceux qui veulent bien l’écouter. Et çà marche, sacré nom de Dieu !

Récemment encore, une feuille de route initiée par la communauté internationale devant conduire le pays à sortir de la crise dans laquelle il se trouve depuis 2ans, a été paraphée par l’ensemble des partis politiques malgaches, mais une fois encore le conseiller occulte du disc-jockey soupçonnait cette feuille de route comme étant un piège pouvant empêcher le jeune chef d’Etat de fait (mais dont la culture politique vaut hélas celle d’un oiseau), de gagner la présidentielle, alors, ils ont torpillé la démarche. Un premier ministre de consensus a été attendu, et voilà que le jeune disc-jockey n’a rien trouvé de mieux que de « re-nommer » le sortant, Camille Vital, (quel génie!). Celui-ci, n’ayant également aucune culture politique comme lui – donc facilement manipulable -, est, en revanche, le candidat au poste de premier ministre le mieux à même de faire gagner le disc-jockey. Alors, le tour est joué.

Le coup serait venu, semble-t-il, toujours du conseiller-pseudo-juriste, alors qu’une telle décision a énervé fortement la communauté internationale, qui risque dans les jours à venir à ne toujours pas reconnaître le régime fourbe et irresponsable de la HAT. Mais le disc-jockey n’en a cure puisqu’il ne capte même pas la portée d’un tel acte. Déjà sa propre signature ne vaut aucune once de crédit, alors quant à sa parole et à sa reflexion…

La situation arrange aussi  - et combien – l’exilé en Afrique du sud, l’autre zozo, qui n’espère qu’une seule chose : que le régime de la HAT se casse tout le temps la gueule, ne sera jamais reconnu par la communauté internationale. Tant pis si tout le peuple malgache se meurt ou qu’ils bouffent de la merde, voire même qu’ils se transforment tous en zombie. Il n’en a rien à foutre. Au contraire, il en rigole, bien assis, comme il est, et fortement engraissé en Afrique du sud avec l’argent des contribuables malgaches volés, et qui, selon certaines estimations, atteint au bas mot la valeur de 180 millions de dollars. Un beau pactole et suffisant pour bien semer la merde dans ce pays ayant eu le tort, selon lui, de l’avoir vomi.

Voilà la lecture objective de la situation politique actuelle à Madagascar. Tel est toujours l’enjeu quelles que soient les manœuvres opérées par les deux protagonistes: Comment faire pour “qu’un produit Tsalo” garde le pouvoir ? Et l’absence de réponse satisfaisante à cette question (Andry Rajoelina ou Ravalomanana ou quel autre Tsalo ?) est la seule raison qui vaille pour expliquer Pourquoi la crise politique perdure.

En dehors de cette logique implacable mais savamment dissimulée, toute autre lecture risquerait de ne donner que des analyses erronées.

Pour contrecarrer leurs manœuvres nuisibles, il devient impératif de comprendre cet enjeu là.


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